Onur Kaya: "Chacun est désormais à sa place"

Thibaut Hugé, envoyé spécial en Turquie
Onur Kaya: "Chacun est désormais à sa place"
©BELGA

Le Belgo-Turc est devenu l'un des cadres du dispositif de Yannick Ferrera

SIDE L'air de la Turquie n'est pas pour déplaire à Onur Kaya. Avant de rejoindre Charleroi en stage à la sortie de l'aéroport d'Antalya, le Belgo-Turc avait profité de la courte trêve hivernale pour retrouver Istanbul, où il a encore de la famille. "J'ai grandi en Belgique, mais mon cœur bat encore pour la Turquie" , sourit-il.

Arrivé au Mambourg en 2010 en provenance de Vitesse, Kaya s'est aujourd'hui érigé comme l'un des cadres de l'équipe, aux côtés de garçons comme Milicevic ou Rossini. Il est aussi l'un de ceux qui peuvent, sur un coup d'accélérateur, faire tomber la pièce du bon côté. Les dirigeants carolos en sont bien conscients et espèrent bien pouvoir le conserver sur le long terme. Avec un seul but marqué pour de nombreuses possibilités gaspillées, seule la finition lui a véritablement fait défaut depuis l'entame de la saison.

"Je suis avant tout un passeur et j'éprouve énormément de plaisir à distiller la dernière passe à un équipier. Mais j'ai touché plusieurs fois les montants du but ou dilapider des occasions. J'en suis le premier conscient. J'ai pourtant, je crois, une bonne frappe. Mais je dois encore progresser dans ce domaine et, notamment, faire preuve de plus de sang-froid."

Devenu un pion essentiel du dispositif de Yannick Ferrera, Onur Kaya n'a pourtant pas toujours vu la vie en rose au cours de ses deux premières années passées à Charleroi avec, notamment, une descente en D2 à la clé qui était loin de correspondre au plan de carrière d'un garçon qui a longtemps évolué au sein des sélections nationales d'âge en Belgique et qui, aux Pays-Bas, a disputé 76 matches en Eredivisie .

"Aujourd'hui, je suis bien à Charleroi et mon rôle sur le flanc gauche me convient. Mais je dois reconnaître que cela n'a pas toujours été facile. Deux mois après mon arrivée, l'année de la descente, je me demandais franchement où j'étais tombé. Venant des Pays-Bas, je n'avais jamais vu un président comme Abbas Bayat, qui n'hésitait pas à descendre dans le vestiaire. La D2 fut aussi une saison difficile sur le plan sportif. Cela aurait été un véritable calvaire d'y rester une seconde saison de rang. Ce début de campagne fut également compliqué pour moi, avec des problèmes privés qui m'ont contrarié et qui ont eu une influence sur les choix du coach. Mais cela appartient au passé, tout comme le club a bien évolué par rapport à ce que j'ai pu connaître, avec une structure où chacun est désormais bien à sa place et dans son rôle. Sportivement, nous sommes aussi sur le bon chemin. Il nous reste à prendre de gros points rapidement après la trêve, histoire d'éviter de vivre une fin de saison avec le stress au ventre."



© La Dernière Heure 2013

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