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Rossini à Charleroi pour durer

Thubaut Hugé, envoyé spécial en Turquie
Rossini à Charleroi pour durer
©BELGA

Le capitaine se sent comme un poisson dans l'eau chez les zèbres

ANTALYA Giuseppe Rossini n'est à Charleroi que depuis quatre mois à peine. Pourtant, l'attaquant de 26 ans semble faire partie de la maison zébrée depuis bien plus longtemps tant son intégration dans un club taillé à sa mesure fut idéale. Avec, à la clé, cinq buts plantés et un brassard de capitaine autour du bras. À Side, où les Carolos sont actuellement en stage, il s'érige comme l'un des leaders naturels au sein d'un groupe au demeurant très calme.

"Dès les premiers jours, je me suis bien senti à Charleroi, notamment grâce à un superbe accueil, aussi bien du club que des joueurs ou des supporters" , explique-t-il, profitant d'une période de repos entre les deux entraînements du jour. "Venant de la région, Charleroi est un club qui me correspond. J'avoue que, après avoir vécu dans un environnement néerlandophone, notamment à Utrecht et à Malines, cela me fait du bien. Je suis satisfait de ce que je vis mais pas totalement de mes performances. Comme attaquant, on veut toujours plus et j'aurais dû être capable de planter deux ou trois buts supplémentaires."

Généreux sur et en dehors du terrain, Giuseppe Rossini ne lâche rien, ce qui, inévitablement, plaît aux supporters. "Cela me touche que les gens m'apprécient, c'est important. En tout cas, je mouille mon maillot pour le club et je me donne toujours à 200 %, tant à l'entraînement qu'en match. C'est sans doute l'explication mais, pour moi, c'est naturel."

Sous contrat jusqu'en fin de saison, le meilleur atout offensif des Zèbres ne se voit cependant pas quitter le Mambourg dans quelques mois. "Il n'y a pas de raisons pour moi d'aller voir ailleurs. Mon souhait est donc d'obtenir un contrat sur le long terme avec Charleroi" , ajoute-t-il, espérant secrètement profiter du stage turc pour évoquer le sujet avec Medhi Bayat.

Reste que son futur à court terme au sein du noyau de Yannick Ferrera passe par le maintien au sein de l'élite. Une prolongation de bail que Giuseppe Rossini est loin de considérer comme acquise malgré les 24 unités au compteur. "Nous ne sommes encore nulle part. Penser l'inverse serait une grave erreur. À ce titre, le dernier match contre Mons doit nous servir de leçon. Il faudra encore bosser, et beaucoup, pour sauver notre peau. C'est pourquoi un stage comme celui-ci, même s'il ne reste plus que huit matches de phase classique, est primordial. Avec la préparation de début de campagne, c'est tout simplement la période la plus importante de la saison."



© La Dernière Heure 2013


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