La chance de Michalis Sifakis
- Publié le 07-01-2013 à 08h36
- Mis à jour le 07-01-2013 à 15h02

Le portier grec sera dans les buts de Charleroi lors de la reprise à Genk
TURQUIE Michalis Sifakis trépigne d'impatience. Le soleil turc arrosant le début de stage carolo lui rappelle sa Grèce natale mais il a pourtant hâte que la courte trêve se termine. Arrivé en septembre à Charleroi avec un statut d'international dans ses valises, le portier de 28 ans n'a, depuis, disputé qu'un match, sans convaincre, en Coupe de Belgique à Zulte Waregem.
Barré par Parfait Mandanda, Sifakis a dû ronger son frein sur le banc tout au long du premier tour, travaillant dans l'ombre en attendant de recevoir une nouvelle chance. Son concurrent congolais étant parti défendre les couleurs de son pays à la Can, celle-ci viendra à nouveau le 19 janvier prochain, à l'occasion du match de reprise à Genk.
"Michalis sera dans les buts", martèle Yannick Ferrera. "Je suis prêt", reprend l'intéressé, dont le maillot est floqué du numéro 1. "J'ai faim de football. En un an, j'ai dû jouer entre huit et dix matches, tout au plus. C'est seulement la deuxième fois dans ma carrière que je connais une si longue période sans jouer. Le terrain me manque et je veux retrouver le plus haut niveau. Je suis là depuis plusieurs mois. J'ai eu le temps d'apprendre à connaître mes partenaires, le club et le championnat belge. Je pense que j'ai désormais toutes les armes pour relever ce défi. Je suis conscient que ma première apparition sous le maillot zébré, en Coupe, ne fut pas à la hauteur. Il était sans doute trop tôt pour moi. Un gardien, plus encore qu'un autre joueur, a besoin de temps et d'automatismes avec ses partenaires pour répondre présent. Aujourd'hui, je pense que le bon moment est venu."
Titulaire à trois reprises lors du parcours qui a amené la Grèce en quarts de finale du dernier Euro, Michalis Sifakis, qui se définit lui-même comme "un ancien parmi les jeunes" au sein du noyau carolo, est persuadé que son expérience peut lui permettre de faire définitivement son trou à Charleroi. "Mandanda et moi sommes deux portiers bien différents. Par rapport à lui, je pense que je peux apporter davantage de vécu, ce qui n'est pas négligeable pour une formation comme la nôtre qui doit avant tout assurer son maintien. J'aime aussi jouer un rôle de leader sur le terrain. Je suis persuadé que, si j'évolue à mon niveau, je peux revendiquer sur le long terme cette place de n°1 que je n'ai pu obtenir depuis mon arrivée ici. Mandanda est un adversaire de taille mais je suis prêt à me battre dans une saine concurrence."
