Juhasz: "Cela sera difficile de tout quitter"

Thibaut Roland
Juhasz: "Cela sera difficile de tout quitter"
©Photonews

Encore loin de Sunderland, Roland Juhasz revient s'entraîner à Anderlecht

BRUXELLES Il y a une semaine à peine son nom était encore scandé par un Parc Astrid plein à craquer. Déjà à plus de mille kilomètres de là, Roland Juhasz n'était pas là pour l'écouter. Rentré une semaine plus tôt en Hongrie pour chasser le souvenir des derniers mois et décompresser, le vieux serviteur anderlechtois aura alors appris de chez lui qu'il n'était pas convoqué pour le stage en Turquie.

Jamais, pourtant, Juhasz n'en aura voulu à Anderlecht, un club auquel le Hongrois sait aussi ce qu'il doit : "Évidemment que tout cela me fait mal. L'été passé, je disais encore que je voulais terminer ma carrière à Anderlecht, mais, en football, la roue peut très vite tourner. J'en suis la meilleure preuve." (sourire)

Durant les 6 derniers mois, le grand ami de Cheikhou Kouyate se sera donc contenté de deux titularisations (Boussu Dour et OHL) et de quatre montées au jeu (dont l'une face au Milan AC) sans ruer dans les brancards, sans demander à John van den Brom de se justifier : "Je pense pouvoir dire que je n'ai rien à me reprocher. Même si mon temps de jeu s'est réduit à une peau de chagrin, je me suis toujours donné à 100 % à l'entraînement. Je n'ai pas eu de discussion avec le coach, mais mes coéquipiers et les supporters ont toujours continué de me soutenir. Je venais chaque matin au Sporting comme je l'ai fait pendant 7 ans et demi : avec de l'envie. J'ai réussi à rester motivé même quand j'étais dans le creux. Même si l'équipe nationale m'a bien aidé."

Une équipe nationale qui l'obligera dès janvier à s'offrir une nouvelle aventure à l'étranger, histoire de ne pas se retrouver là aussi oublié. Mais alors que sa tête était encore mise au prix de 3 millions cet été, Juhasz devrait cette fois recevoir plus facilement son bon de sortie. Le chiffre d'un million étant régulièrement cité : "Je préfère ne pas trop parler du prix de mon transfert. Ce qui est sûr, c'est que cette situation ne peut pas durer. Cela va être compliqué : j'ai passé huit ans ici, j'ai construit à Anderlecht une partie de ma vie. C'est ici que je suis devenu un adulte. Je dois encore voir mon manager pour discuter des offres concrètes."

Une réunion au sommet en compagnie d'un Herman Van Holsbeeck qui l'a toujours tenu en haute estime aura d'ailleurs lieu dans les prochaines journées, le temps qu'un accord entre gentlemen puisse être passé : "Je reviens au club dans les prochains jours. Peut-être que je m'entraînerai avec les Espoirs. Peut-être seul. Je discuterai avec Herman à ce moment-là, mais je ne m'inquiète pas. Le mieux à faire est de rester calme. Si je pars, j'aimerais encore pouvoir faire mes adieux aux supporters. Je ne pourrai jamais les oublier !"



© La Dernière Heure 2013

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