Biglia : "Je ne veux pas du Soulier d'Or"

Th. R.

Il ne fait pas figure de grandissime favori, mais son nom revient régulièrement se glisser parmi les outsiders

BRUXELLES "Le Soulier d'Or pour moi ? Non, je ne le mérite pas. Je n'ai joué que six mois à un bon niveau. Même pour une troisième place, je ne me vois pas comme un candidat."

Mais alors que Mbokani semble aujourd'hui voué à l'emporter, Lucky aurait voté Proto de son côté : "Dieu a son moment, mais Silvio le mérite plus que tous les autres. C'est lui le plus régulier. Il dit toujours qu'il ne peut pas marquer, mais cela ne veut rien dire. Il casse les buts adverses : c'est au moins aussi beau."



"Ma fille cherche encore Mati

Et si l'histoire les amenait à se retrouver en Russie ? Inséparables, Matias Suarez et Lucas Biglia pourraient ainsi connaître les retrouvailles les plus inattendues qui soient : "Je veux juste que tout se termine bien pour Mati. Je l'ai encore eu au téléphone hier et on s'envoie des messages tous les jours. Ce n'est pas parce qu'il est un peu plus loin que l'on s'est oublié."

Au cours de l'été, certains s'étaient d'ailleurs demandé si l'exil (temporaire ?) de Suarez n'avait pas aussi réveillé les envies de départ de Lucky : "Non, sincèrement. Je ne me suis jamais dit que si Mati partait, je devais m'en aller avec lui. D'ailleurs, je ne suis pas devenu plus malheureux depuis cet été. J'ai plein d'autres amis ici. Anderlecht est resté ma maison. Maintenant, c'est clair que j'aurais préféré voir Mati à mes côtés pendant cette moitié de saison."

D'autant que dans le clan Biglia, le départ de Suarez aura aussi frappé la petite Allegra : "Même aujourd'hui, ma fille me demande sans cesse où est Mati. Au début, elle n'arrêtait pas de pleurer et de le chercher. Mais je crois que c'était surtout Halona (NdlR : la fille de Matias Suarez) qui lui manquait."

Alors que ses quelques jours de vacances en Argentine auraient pu lui permettre de retrouver son (ancien) coéquipier, Lucas Biglia ne croisera pas Suarez lors de ses congés : "C'est impossible : il est à l'autre bout du pays et puis vous imaginez un peu ce que je dirais à ma famille ? Cela fait des mois et des mois que je ne les ai plus vus et je n'ai que quelques jours avec eux. On a du temps à rattraper."

Et à voir les cadeaux que Lucas Biglia baladait dans ses valises ("Je n'ai pas vidé ma maison, je peux vous rassurer"), sa sœur et ses trois frères devraient être joliment gâtés.



© La Dernière Heure 2012

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