"Une énorme satisfaction": Wout Van Aert est en forme olympique
Après s'être imposé au Ventoux, le Belge a remporté un second succès d'étape sur le second chrono du Tour.

- Publié le 17-07-2021 à 22h01
- Mis à jour le 18-07-2021 à 15h18

Le palmarès de Wout Van Aert sur le Tour résume en quelques lignes l'éclectisme de l'Anversois : trois victoires d'étapes au sprint, une en haute montagne et une dans le contre-la-montre. Battu (4e) sur le premier chrono de cette Grande Boucle, l'Anversois a remis les pendules à l'heure dans les vignobles du Bordelais en s'imposant dans l'une de ses spécialités 36 ans après le dernier succès d'un coureur belge dans l'exercice sur la plus grande course du monde (Erik Vanderaerden en 1985).
"C'est une énorme satisfaction !, lançait tout sourire l'Anversois. Remporter un chrono sur le Tour de France, cela constituait vraiment l'un des grands objectifs de ma carrière et je suis extrêmement heureux de l'avoir réalisé. Je pense à ce rendez-vous depuis plusieurs jours maintenant et me suis par exemple ménagé vendredi dans cette perspective. Le parcours de ce second contre-la-montre me convenait mieux que celui de Laval car il était plus roulant et rapide et mon poids n'y constituait plus un handicap comme sur le tracé mayennais en milieu de première semaine. J'ai eu des super sensations sur le vélo tout au long du tracé mais étais tout de même un peu stressé en attendant l'arrivée des favoris pour le classement général qui me suivaient sur la rampe de lancement. Quand j'ai vu que j'avais un bel avantage sur les autres spécialistes comme Asgreen (2e à 21 secondes) ou Küng (4 e à 0:38), je savais que j'avais réalisé une belle marque et les temps intermédiaires de Pogacar m'ont ensuite rassuré (rires)…"
Comme la victoire au Ventoux avait constitué la meilleure des répétitions générales dans la perspective de la course en ligne des Jeux Olympiques, ce succès sur le chrono, après trois semaines de course, laisse augurer des plus belles promesses pour le contre-la-montre des Tokyo.
"C'est effectivement très bon pour la confiance mais le parcours japonnais sera très différent avec un dénivelé plus important, jugeait le Belge. Ce sera donc un vrai challenge pour moi. Mais avant de penser à cette échéance, je peux tenter ma chance dimanche sur les Champs Elysées. Il s'agit de l'une des arrivées les plus prestigieuses du sport cycliste et ce serait un peu stupide de laisser passer ma chance si je me sens en position de lever les bras. Entre l'arrivée de cette dernière étape et le décollage de mon vol pour Tokyo, il n'y a que quatre heures. Si je venais à lever les bras, cela me coûterait de précieuses minutes auprès de ma femme et de mon fils qui viendront me saluer à Paris avant que je parte pour l'aventure olympique, mais ainsi va la vie d'un coureur cycliste… Je profiterai à fon de chaque instant avec eux. Et puis Cavendish sera très difficile à battre !"