Vingegaard, la révélation du Tour: "C'est une fierté"
Troisième de l'étape, le Danois a assuré sa deuxième place au général.

- Publié le 17-07-2021 à 22h03
- Mis à jour le 18-07-2021 à 15h18

Derrière l'intouchable Tadej Pogacar, les positions du Top 10 du Tour de France n'ont pas été modifiées à l'issue de ce deuxième et dernier contre-la-montre. Un constat qui peut être allongé jusqu'au Top 19, puisqu'il n'y a eu qu'un seul changement parmi les vingt premiers de la Grande Boucle : le Colombien Sergio Henao a perdu sa place de vingtième au profit de Bauke Mollema. Pour les deux dernières marches du podium final, il n'y a pas eu photo entre le Danois Jonas Vingegaard et le Vénézuélien Richard Carapaz.
Six petites secondes les séparaient ce samedi matin. Mais, ce dimanche, le vainqueur du Tour d'Italie 2019 se retrouve à près de deux minutes du Danois. À en voir les mines réjouies dans le clan des Ineos-Grenadiers à l'issue de cette avant-dernière étape, on se contentait largement de la troisième place du coureur sud-américain. La formation britannique savait à l'avance que son grimpeur ne pourrait pas rivaliser pour la deuxième place avec son dernier adversaire, meilleur rouleur que lui.
Âgé de 24 ans, ce Vingegaard a été la révélation de ce Tour de France. Très prometteur ces dernières saisons sur les courses d'une semaine, il a prouvé qu'il a aussi du répondant sur trois semaines. Après avoir démarré il y a trois semaines au service de Primoz Roglic, qu'il avait aidé en 2020 à remporter la Vuelta, Jonas Vingegaard lui a parfaitement pris le relais après ses chutes du début de Tour et son abandon. Il s'est même payé le luxe, car c'en est un, d'être le seul à avoir un peu distancé Tadej Pogacar en montagne.
Abonné aux places d'honneur sur ce Tour de France (deuxième du classement général, deuxième de deux étapes et troisième des deux contre-la-montre) sans trouver le chemin de la victoire, il a livré un solide chrono ce samedi.
"Je suis fier de ma performance", explique-t-il. "Tout comme c'est une fierté d'arriver ce dimanche à Paris avec le statut de deuxième du Tour de France. Cela a été difficile durant ces trois semaines. Mais je me sentais bien. J'ai su remplacer Primoz après son abandon et je suis heureux de ce que j'ai réalisé."
Avec l'ambition, désormais, de viser plus haut.