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L'édito de Eric de Falleur : "Les audacieux récompensés"

L'édito d'Eric de Falleur.

Eric de Falleur
L'édito de Eric de Falleur : "Les audacieux récompensés"
©Bauweraerts Didier/AP

La perspective de terminer la deuxième semaine du Tour par une grosse étape de montagne entre Céret et Andorre-la-Vieille, ce dimanche, a manifestement contenu les ardeurs de la plupart des concurrents encore en course. Des velléités offensives déjà bien entamées par le début de Tour un peu fou que nous avons connu et que la chaleur a définitivement endormies.

Pourtant, parmi ceux qui ont quand même tenté leur chance, plusieurs ont été payés de leurs efforts et leurs collègues feraient bien de s'en inspirer. Ainsi, après un raid solitaire d'une quarantaine de kilomètres, Bauke Mollema en a profité pour ajouter une ligne de prestige à son beau palmarès qui recense le Tour de Lombardie, la Clasica San Sebastian, une étape de la Vuelta et désormais une deuxième du Tour de France. Le Néerlandais s'était déjà imposé il y a quatre ans dans l'étape finissant au Puy-en-Velais au terme d'un scénario très comparable à celui de ce samedi. À ses débuts, on a cru que Bauke Mollema pouvait viser le classement final du Tour, mais après avoir tenté sa chance (6e en 2013, il a aussi fini 7e, 10e et 11e de la Grande Boucle, mais également 5e, 7e et 12e du Giro et 3e de la Vuelta en 2011), il a préféré changer son fusil d'épaule et se focaliser sur les étapes. Avec succès. Guillaume Martin a aussi effectué un très intéressant rapproché au classement général. S'il récupère bien de ses efforts et s'il ne galvaude pas ce dimanche le bénéfice conquis de haute lutte la veille, le Normand de Cofidis pourrait être un des grands bénéficiaires du week-end. L'audace dont il a fait preuve ce samedi lui garantit, sauf énorme défaillance dont Martin n'est pas coutumier, de finir dans le top 10 à Paris et, qui sait, s'il passe bien les Pyrénées, elle peut même lui permettre de se classer parmi les cinq premiers sur les Champs Elysées. Le troisième principal bénéficiaire du jour, c'est Michael Woods qui a ravi le maillot à pois de meilleur grimpeur à un Nairo Quintana amorphe ou décidé à économiser toutes ses flèches pour les quatre étapes pyrénéennes à venir. Le Canadien est décidé à défendre chèrement sa position et à sauver ainsi son Tour galvaudé dès le premier jour sur le macadam du Finistère.

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