L'opération en or de Martin, deuxième au général
Présent dans l'échappée du jour, le Français est remonté samedi à la 2e place du général !

- Publié le 10-07-2021 à 20h16
- Mis à jour le 10-07-2021 à 22h31

Le vécu ne vaccine pas toujours des imprévus. Onzième du Tour de France en 2020, Guillaume Martin avait débarqué au Grand Départ de Brest dans un nouvel état d'esprit tourné vers une victoire d'étape après laquelle court la formation Cofidis depuis 2008 plutôt que sur un classement général, une priorité face à laquelle il pensait avoir touché ses limites.
Neuvième samedi matin au départ de Carcassonne, le Normand a durement bataillé pour intégrer une échappée qu'il n'a pu conclure victorieusement (11e à Quillan), mais cette fuite l'a cependant porté au deuxième rang du classement général, à 4:04 de Pogacar. L'affaire en or du jour ! "Ce Tour est assez étrange", souriait le Français à l'ombre des platanes. "Je me demandais si les neuf minutes de retard que j'accusais sur le maillot jaune au départ de cette 14e étape suffiraient à ce que le peloton m'accorde tout de même certaines libertés dans ma volonté de courir de manière offensive et j'ai maintenant la réponse (sourire)… La formation UAE Team Emirates ne peut pas sauter sur tous les coups et tout contrôler et j'ai su en profiter."
Ce n'est pourtant pas la perspective d'un podium provisoire qui l'animait au moment de passer à l'offensive.
"J'ai dépensé pas mal d'énergie pour intégrer le groupe de fuyards mais j'étais convaincu que le profil tout de même très accidenté de la finale de cette étape pourrait me convenir. Malheureusement, je ne me suis pas correctement alimenté ou hydraté car mon maillot était rempli de sels minéraux dans les derniers kilomètres et j'ai senti que mes forces m'abandonnaient petit à petit. J'espère donc que je vais désormais bien récupérer et ne paierai pas cette journée à l'avant ce dimanche lors d'une étape qui s'annonce extrêmement musclée."
Les priorités du leader de la formation Cofidis risque bien d'être totalement bouleversée désormais. C'est qu'une place sur le podium final à Paris a un tout autre écho qu'un Top 10 parfois considéré comme trop anonyme.
"Je vais serrer les dents dimanche en direction d'Andorre et on verra déjà où cela me portera, continuait Martin. Si des choix doivent être posés, on prendra le temps de la réflexion lundi lors de la journée de repos. J'ai su forcer mon destin pour me retrouver dans cette position…"