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"Frontnacht", le festival "néo-nazi", n'aura finalement pas lieu: retour sur les raisons d'une annulation de dernière minute

L'Ocam avait indiqué qu'il n'y avait aucune raison de refuser la tenue du concert à Ypres.

"Frontnacht", le festival "néo-nazi", n'aura finalement pas lieu: retour sur les raisons d'une annulation de dernière minute
©BELGA

Prévu de longue date, le festival de musique "identitaire" Frontnacht a été annulé mardi à la demande insistante de plusieurs partis néerlandophones et francophones.

Cela faisait plusieurs mois que des militants de gauche et des journalistes flamands s'inquiétaient de la tenue de cet événement prévu à Ypres dans le cadre de la Veillée de l'Yser, cette manifestation nationaliste dissidente du pèlerinage de l'Yser (en mémoire des soldats tombés au front durant la Première Guerre mondiale). Mi-juillet, la section yproise de Groen avait lancé une pétition pour faire annuler la tenue des concerts de groupes étiquetés antisémites, néo-nazis et de droite radicale. C'est finalement l'avertissement lancé par l'ONG de surveillance SITE Intelligence Group, repris notamment par Het Nieuwsblaad, qui va mener à l'annulation du festival. SITE annonçait que diverses organisations d'extrême droite recrutaient des personnes pour se rendre à Ypres. Un avertissement qui venait se joindre aux propos du spécialiste de la scène musicale d'extrême droite, Thorsten Hindrichs, dans De Standaard. Le musicologue affirmait que la présence des groupes représentait un danger pour les personnes de couleur et les LGBT qui s'aventureraient dans la zone de l'événement. "Au mieux, il est incroyablement naïf de permettre à des groupes clairement néo-nazis comme Bronson, Flatlander et Phil Neumann de se produire. Au pire, c'est de la négligence et une forme de complicité."

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