Mbokani: "Mon prix risque d'exploser"

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Mbokani: "Mon prix risque d'exploser"
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Dieumerci Mbokani aurait donné des points à Jelle Vossen et à Carlos Bacca

BRUXELLES Il aura préféré rester prudent, en se forçant à croire que les jeux n'étaient pas encore faits : "Vous savez, Suarez n'était pas le favori l'an passé. C'est souvent comme cela. Parfois, on croit connaître le vainqueur puis c'est un autre joueur qui finit par l'emporter. Personne ne connaît le résultat. Et puis, ce sont les journalistes qui votent. Donc, on ne sait jamais."

À l'autre bout du monde, Dieumerci Mbokani, grandissime favori au Soulier d'Or, vivra pourtant une étrange soirée. Car quelques heures après son probable couronnement, le Congolais retrouvera d'ores et déjà les terrains de la Coupe d'Afrique des nations.

Dieu, avouez que vous n'avez pas vraiment de concurrent.

"Ce n'est pas vrai ! Évidemment que j'espère être premier, mais Lucas Biglia et Silvio Proto seront dans la course aussi. Et puis je sais que Vossen et Bacca vont prendre beaucoup de points aussi. Je pense d'ailleurs que je leur aurais donné mes voix. C'est normal : ils jouent à la même place que moi." (sourire)

Mais sur l'ensemble de l'année, ils ne peuvent pas rivaliser avec vous ?

"On verra. Jelle Vossen a été bon mais peut-être pas assez. Bacca a explosé en août et a un style totalement différent. Je pense que je suis un peu plus technique que lui. Je peux faire la différence seul, ça je le sais !"

Ce Soulier d'Or changera quoi ?

"Je crois qu'avec ce trophée, mon prix va exploser !"

Anderlecht pourra demander dix millions cet été ?

"C'est le prix auquel est parti Benteke et je dis toujours que ce que Christian fait en Angleterre, je dois être capable de l'imiter. Mais s'il n'y a pas de belles offres cet été, je resterai à Anderlecht. Je me sens trop bien ici."

Mais ce n'est pas à un transfert que vous songerez au moment de le recevoir.

"Pas du tout. La Belgique m'a beaucoup donné. C'est ici que je suis devenu un adulte et que j'ai changé. Ce Soulier d'Or, ce sera le couronnement de tout cela. Le Soulier d'Ebène était pour moi le premier pas. Si j'obtiens en plus le titre de footballeur pro à la fin de la saison, je crois que je pourrai partir l'âme en paix."

Avec le risque de revivre la même mésaventure qu'à Monaco.

"À Monaco, l'entraîneur Guy Lacombe ne me voulait pas et je n'avais pas non plus la moindre envie d'aller là-bas. Cette fois, les circonstances seront différentes."

Vous n'avez pas peur de la suite ? Certains joueurs ont eu du mal à supporter la pression du Soulier d'Or.

"Non j'ai déjà 27 ans, je ne suis plus un débutant. D'ail-leurs quand j'étais plus jeune, je n'étais jamais parmi les favoris. Une blessure peut toujours arriver, mais cela n'aura rien à voir avec le Soulier d'Or."

En 2009, vous aviez accusé les votants de racisme.

"Je le regrette. Mais il faut comprendre l'état dans lequel j'étais à ce moment-là. On avait annoncé un duel Mbokani-Jovanovic pour le Soulier d'Or et je me retrouvais finalement en sixième position du classement. Mais je n'aurais jamais dû dire cela."

Et ce soir le sixième de 2009 sera sans doute premier. Pourquoi ?

"Parce que je suis devenu un meilleur footballeur ! Ce n'est pas plus compliqué. Je suis un adulte, mais j'ai aussi appris à bouger sur le terrain. Avant j'attendais que le ballon arrive dans le rectangle pour marquer."

Avec le retour de Suarez, deux Soulier d'Or seront peut-être bientôt associés à Anderlecht ?

"J'espère. Je n'ai pas encore eu l'occasion de revoir Mati. Mais c'est un joueur avec qui tout est facile. On n'avait pas besoin de se parler; on se trouvait les yeux fermés."



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