Un jeune Belge dans la caravane publicitaire du Tour: "Distributeur de sourires, un job de rêve !"
Le jeune Belge Emilien Bonnel effectue son troisième Tour de France.

- Publié le 15-07-2021 à 16h34
- Mis à jour le 16-07-2021 à 20h04

Le Tour de France rime avec vacances. Et réjouissances. Avec ces milliers de spectateurs qui se rendent chaque année sur les bords des routes, sur les parcours de la plus grande épreuve cycliste, avec un mélange de vrais fans de vélo et de personnes du grand public attirées par cet événement populaire. Dans cette grande fête annuelle du cyclisme, dans ce spectacle itinérant et gratuit, il y a l'excitation de voir de près les stars du peloton, en plein effort, ces champions qui rythment les journées estivales.
Une excitation qui monte crescendo au fil des heures d'attente. Avec un pic d'enthousiasme deux heures avant le passage des coureurs, avec l'incontournable caravane publicitaire. Un cortège de véhicules impressionnant attendu par certains avec encore plus d'impatience que les coureurs pour recevoir les fameux cadeaux. Parmi les distributeurs de goodies, il y a Emilien Bonnet. Ce jeune Belge d'Estaimpuis effectue son troisième Tour de France pour les établissements Leclerc, un des partenaires majeurs de la Grande Boucle, qui sponsorise d'ailleurs le maillot à pois de meilleur grimpeur.
Quel est son rôle ? "Je suis distributeur de… sourires", répond, dans… un sourire, cet étudiant en école de commerce. "C'est mon troisième Tour de France, mais je suis toujours agréablement surpris de voir tous ces sourires le long de la route. Faire le Tour, c'est vraiment le job d'été de rêve ! Je ne fais pas partie de la caravane publicitaire. Je suis dans un des quatre camions Leclerc situés en amont de la caravane publicitaire."
Ce convoi en amont a été introduit en 2019. "Nous passons deux heures avant la vraie caravane publicitaire et nous nous arrêtons dans des endroits stratégiques, des villes ou des cols", poursuit Emilien Bonnel. "Nous habillons les spectateurs en leur donnant des casquettes, des t-shirts, des ponchos Leclerc aux couleurs du célèbre maillot à pois. Ce qui est vraiment chouette, c'est que nous avons le temps de nous arrêter, d'échanger avec les supporters. Parfois, au fil des jours, on voit les mêmes personnes. C'est donc différent de la caravane publicitaire."
Si les coureurs commencent à être cuits à force de pédaler au plus haut niveau dans cette troisième semaine du Tour de France, les suiveurs sentent également la fatigue s'installer. "C'est assez sportif d'être dans la caravane, c'est assez fatigant, les journées sont longues, il faut partir tôt, mais voir tous ces gens heureux sur le bord de la route, voir cette joie des enfants, mais aussi des adultes, sentir toute cette folie autour du Tour de France donne vraiment de l'énergie", détaille cet étudiant de 21 ans. "C'est vraiment un mois de bonheur sur les routes. On regrette d'ailleurs d'être déjà dans la dernière semaine !"
Arrivé sur le Tour de France en 2019, Emilien Bonnel a connu la Grande Boucle du monde d'avant, celui avant l'apparition de la pandémie du coronavirus. Quelles sont les différences avec ces Tours de France en mode Covid ? "On avait surtout senti la différence l'an passé, il y avait moins de monde dans les cols, on le ressent moins cette année, nous ne sommes pas trop impactés, même s'il y a les mesures de sécurité à respecter, comme le port du masque, les gestes barrières… Mais l'engouement pour le Tour de France reste intact. Et c'est toujours aussi gai de sentir la passion du public pour cet événement. Même sous la pluie, même quand il fait cinq degrés au sommet des cols !"