Jean-François Bourlart fait le bilan après deux semaines en France: "Le Tour nous avait manqué"
Jean-François Bourlart fait le bilan des 15 premières étapes du Tour de son équipe.

- Publié le 12-07-2021 à 21h57
- Mis à jour le 13-07-2021 à 14h09

Les deux premières semaines de la quatrième Grande Boucle de l'équipe Intermarché-Wanty Gobert n'ont pas été faciles. Le manager de l'équipe wallonne, Jean-François Bourlart, fait le point après deux semaines de course.
Jean-François Bourlart, vous avez vécu deux premières semaines compliquées sur ce Tour de France…
"C'est clair. Mais nous n'avons pas non plus été épargnés par la poisse. La première étape a été une catastrophe pour nous. Cinq de nos huit coureurs sont tombés dans la descente menant à Landerneau. Trois coureurs ont été très sérieusement touchés. Lorenzo Rota a des côtes cassées. Il souffre tous les jours mais il est très courageux et veut atteindre Paris. Évidemment, ses performances sont limitées. Zimmermann s'était relevé avec une fracture du scaphoïde. C'est un coureur qu'on attendait sur ce Tour mais qui vit une course très difficile. Et puis il y a Loïc Vliegen qui a dû arrêter à cause d'une douleur au genou."
Mais tout n'est pas négatif ?
"On a fait quelques tops 10 avec les frères van Poppel et avec Meintjes. On n'est pas totalement absents de ce Tour mais c'est clair qu'on n'est pas autant dans la lumière que ce qu'on aurait souhaité au départ. La fin de semaine a regonflé le moral des troupes. On avait ciblé l'étape de Quillan avec Meintjes et il a fait une très belle course. La 5e place de Danny van Poppel lui a permis de reprendre confiance. À Carcassonne, j'ai vu qu'il avait de la force dans son sprint. Il aura encore deux belles opportunités d'ici à la fin du Tour."
Avec l'hécatombe de sprinters, ne rêve-t-on pas d'un podium sur les Champs-Élysées, voire mieux, avec van Poppel ?
"Bien sûr, tout peut arriver sur les Champs-Élysées. De nombreux sprinters ont été contraints à l'abandon. J'ai l'impression que la condition de Danny va en s'améliorant. On va tout mettre en œuvre pour lui permettre d'arriver dans la meilleure position pour sprinter."
L'équipe s'est glissée dans moins d'échappées que les années précédentes. Un choix ou les circonstances ?
"C'est un choix de notre part mais il a également été dicté par la course qui a été très intense tous les jours. On a eu de la bagarre à chaque étape. D'habitude, lors de certaines étapes, au baisser de drapeau, on a deux ou trois coureurs qui partent et le peloton se relève. Cette année, cela n'a quasiment pas été le cas. Mais le but de notre équipe n'était pas non plus de se glisser absolument dans toutes les offensives. On voulait cibler les étapes pour les coureurs en fonction du résultat qu'ils pouvaient y faire."
Pour finir, après un an d'absence, cela doit vous faire plaisir d'avoir retrouvé le Tour.
"Pour nous, c'est une course importante, on l'a déjà roulée trois fois et c'est vrai que ne pas disputer le Tour l'année dernière, c'était un peu spécial. Sur la Grande Boucle, tout est multiplié à tous les niveaux : la course, le public, etc. Pour les sponsors, le Tour est très important pour la visibilité. L'ambiance générale qui y règne est également quelque chose d'extraordinaire. Tout cela nous a manqué et on est donc contents d'être là."