Il vole près de 60 bonbonnes de gaz pour se payer de la drogue
Au volant de voitures volées, Cyril agi à Braine-l'Alleud, Nivelles et Hal, juste pour s'acheter de la cocaïne.
- Publié le 22-08-2022 à 11h30
- Mis à jour le 22-08-2022 à 09h35

Auparavant domicilié à Tubize et à présent établi à Braine-le-Comte, Cyril est déjà venu plusieurs fois s'expliquer devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon. Condamné à neuf reprises, il se retrouvait à nouveau sur le banc des prévenus, juste avant les vacances judiciaires, pour avoir commis une série de vols sortant de l'ordinaire. On l'accusait en effet d'avoir dérobé 18 bonbonnes de gaz à Braine-l'Alleud, 16 à Nivelles, 16 à nouveau à Hal, et encore 6 à Braine en 2021 et 2022.
Le trentenaire était aussi poursuivi pour le vol d'une Volvo commis le 24 mai 2021 à Tubize et pour celui d'une Jeep et d'une remorque à Nivelles. Ce dernier fait commis en terre aclote était le seul qu'il contestait.
D'accord, comme pour la Volvo, les images des caméras ANPR montrent qu'il circulait avec ces véhicules – munis de plaques volées – quand il menait ses expéditions dans les commerces afin de voler les bonbonnes. Mais il affirmait, pour la Jeep, avoir reçu les clés de la part d'une connaissance…
Les bonbonnes, il les embarquait pour les revendre et donc obtenir l'argent finançant ses achats quotidiens de cocaïne. Chaque fois, avant les faits, il avait l'habitude d'éteindre son GSM pour éviter d'être tracé, et il ne le rallumait que lorsqu'il était rentré chez lui. L'homme avait manifestement appris quelques leçons de ses condamnations précédentes… Mais pas les bonnes et le ministère public avait requis à l'audience une peine de trente mois de prison ferme, vu ses antécédents.
L'avocate de la défense, elle, a affirmé que son client avait réfléchi durant sa détention préventive de trois mois et maintenant qu'il est sous bracelet électronique, il fait des démarches concrètes pour se soigner et rompre avec ses addictions.
Le jugement qui vient d'être rendu l'acquitte pour le vol de la Jeep mais estime concernant cet épisode que Cyril s'est rendu coupable de recel. Il écope, pour l'ensemble des préventions, d'une peine de deux ans d'emprisonnement. Celle-ci est toutefois assortie d'un sursis probatoire pour la partie qui excède la détention préventive déjà subie. Pour en bénéficier, le prévenu devra suivre une cure de désintoxication et se prêter à un suivi médico-psychologique.