Louvain-la-Neuve: il vend de la drogue aux étudiants... et a besoin d'un garde du corps
Il a pour seuls clients des étudiants de LLN. Il n'est pas trop sûr de lui. Voilà pourquoi il a recours à un garde du corps.
- Publié le 18-08-2022 à 10h00
- Mis à jour le 19-08-2022 à 08h13

Ce dossier a été examiné lors de l'audience du 27 juillet. Stephan S. est le dealer, Massimo C. son protecteur, et Marvin H. une connaissance qui a mis à sa disposition un garage où il entreposait sa remorque. Le trio est en aveux. Mais avec des nuances. Exemple: Stephan affirme n'avoir vendu que du cannabis alors que Marvin a déclaré au juge d'instruction, et il le confirma à l'audience, lui avoir acheté aussi de la cocaïne.
"Je le connaissais bien et j'étais au courant de ses activités. J'ignorais ce qui se passait dans le garage car, à l'époque, je travaillais en France en semaine et je ne revenais que le week-end. Ceci dit, j'ai été choqué de voir quinze policiers en armes débarquer chez moi un beau matin…"À l'époque, c'est, selon le parquet, de novembre 2020 au 21 avril 2022, jour où les policiers interceptèrent Stephan qui tentait de se cacher derrière une haie. Dans son auto: 1.576 grammes de cannabis, 559 grammes de résine de cannabis, 260€ en petites coupures. Dans son portefeuille: 690€. En perquisition, ils mirent la main sur un stock plus important de cannabis et sur 12.000€ stockés dans un petit coffre.
"Je vends depuis environ un an, pour me faire de l'argent. Oui, j'ai eu de la cocaïne, mais uniquement pour ma consommation personnelle."Une affirmation aussitôt contredite par la substitute Cuylits: "Dans votre GSM, on a découvert une offre de 45€ la boulette. À ma connaissance, on ne trouve pas sur le marché des boulettes de cannabis…"
Massimo n'était pas que garde du corps lors des transactions avec les students. Il lui arrivait aussi de confectionner des pacsons pour Stephan.
Le tribunal s'est rangé aux perquisitions du parquet: 100 heures de travail pour Massimo; 160 pour Marvin; Stephan écope d'une peine de probation autonome de deux ans avec confiscation de 24.000€.