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Loi anticasseurs : à deux semaines de la grève nationale, le PTB dénonce la circulaire de Verlinden et soumet une proposition de loi pour la cadrer

Appelée par les voeux de Philippe Close (PS) à l'hiver, la ministre Verlinden aura finalement fait passer la loi anticasseurs sous forme d'une circulaire. Pour le PTB, cette méthode compromet la liberté de manifester ainsi que la liberté d'expression, pourtant toutes deux fondamentales et cherche coûte que coûte à importer le débat au Parlement.

Sylvain Anciaux
Loi anticasseurs : à deux semaines de la grève nationale, le PTB dénonce la circulaire de Verlinden et soumet une proposition de loi pour la cadrer
©BELGA

Les images avaient démontré aussi bien la colère des manifestants à l'égard des mesures sanitaires que la difficulté pour les services de police à contenir cette dernière. C'était le 23 janvier, dans le parc du Cinquantenaire, à Bruxelles. Les affrontements entre les forces de l'ordre et les casseurs avaient alors donné l'idée à Philippe Close (PS), bourgmestre de Bruxelles, de pousser l'idée d'une "loi anti casseurs", se calquant sur la Loi Football. Le concept : contraindre les personnes fichées pour violence dans les manifestations à pointer au commissariat de police le jour d'une manifestation à risque. Ce mercredi, on apprenait que la loi ne verrait finalement pas le jour, laissant place à une ordonnance. En clair, chaque bourgmestre est désormais responsable d'interdire les casseurs sur leur territoire. Pour le député Nabil Boukili (PTB), ça ne passe pas. Le PTB annonce donc une proposition de loi cadrant la circulaire, dans le but aussi de ramener le débat dans l'hémicycle.

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