La Brainoise Sara Yuceil va mettre un terme à sa carrière: "Cette carrière, c'est un honneur, une fierté"
La Brainoise Sara Yuceil a décidé de mettre fin à une longue carrière au plus haut niveau après avoir terminé vice-championne de Belgique avec OHL.

- Publié le 25-05-2021 à 17h57
- Mis à jour le 26-05-2021 à 11h06

La Women's Super League ne se terminera que ce week-end avec l'ultime journée des playoffs mais les verdicts sont déjà tombés. Et derrière le champion Anderlecht, on retrouve l'OHL de la Brainoise Sara Yuceil.
La joueuse de 32 ans a, elle, aussi pris une décision en mettant fin à sa carrière au terme de cette saison. Le déplacement au Standard samedi, sans aucun enjeu, sera donc le tout dernier rendez-vous de sa longue carrière. "J'ai hésité mais la fatigue est plus présente et j'ai des projets à côté aussi. Et puis, on fait une tellement bonne saison, c'est énorme, autant m'arrêter là-dessus", confie-t-elle.
Le rendez-vous au Standard samedi, elle le savourera d'autant plus en se remémorant toute une carrière qui l'a vu jouer l'Euro 2017 et traverser la frontière pour Marseille ou encore le PSV après avoir joué au White Star avec qui elle est montée en D1 à 17 ans, OHL et au Standard en Belgique.
"Quand je regarde ma carrière, je suis fière de ce que j'ai fait, c'est un honneur", lance-t-elle timidement. "On m'a donné beaucoup de chances, on m'a permis d'apprendre aussi. C'est extraordinaire." Et après autant d'années au plus haut niveau, il n'y a pas qu'un seul souvenir à mettre en avant. "Le but contre le PSG avec Marseille, je me souviens aussi de super moments avec le Standard quand on a gagné la Beneleague, marquer en équipe nationale, la montée avec OHL… Mais c'est vraiment en 2015 quand je suis arrivée au Standard que j'ai vraiment rejoint l'élite on va dire. C'était un autre niveau, un autre investissement."
Après avoir refermé ce long chapitre, la milieu de terrain en ouvrira un autre. Déjà coach de foot dans une école en complément de son activité à OHL, elle aimerait se lancer un nouveau défi.
"Je n'ai jamais pu utiliser mes diplômes en Science Humaine et en Science de Développement et de la population que j'ai obtenus à l'UCL. Ça me plairait bien de compléter mes activités professionnelles avec ça et puis, j'ai débuté le cursus pour obtenir l'UEFA B."
Dorénavant, cette ancienne Red Flame aux 21 caps deviendra supportrice de la relève. "Au départ, ça va me manquer et ça fera peut-être bizarre mais pas forcément l'intensité, l'impact ou le temps que ça prend", rigole celle qui s'enthousiasme de l'avenir du foot féminin. "Quand j'étais jeune, jamais, je n'aurai pu imaginer avoir cette carrière professionnelle alors que dorénavant, très jeunes, elles l'ambitionnent déjà. Ca va dans le bon sens en Belgique, il y a de plus en plus de filles."