De Sutter: "Je ne suis pas toujours heureux ici"
- Publié le 14-01-2013 à 13h00
- Mis à jour le 14-01-2013 à 13h08

Tom De Sutter va jouer beaucoup en janvier. Puis c'est l'incertitude complète...
BRUXELLES L'année 2013 de Tom De Sutter a bien débuté. Un doublé en trois minutes contre Heracles en match amical venant ponctuer un stage de haut niveau pour l'attaquant et une place de titulaire assurée jusqu'à la fin du mois de janvier, Mbokani à la Can oblige. Cela risque pourtant de se corser dès le mois de février…
Comment abordez-vous ce mois de janvier où votre place de titulaire sera assurée ?
"J'ai quand même été quelques fois titulaire depuis le début de la saison. Je ne me mets donc pas de pression particulière. Je vais jouer comme je sais le faire et voilà."
C'est une belle chance tout de même, non ?
"Je vais jouer parce que Mbokani n'est pas là. Une vraie chance, c'est quand on est préféré à la concurrence."
Sans être titulaire à part entière, vos stats offensives sont quand même impressionnantes : 9 buts en championnat et 3 en Coupe d'Europe.
"Merci. Ce n'est effectivement pas trop mal, je pense. Je suis un peu comme Lionel Messi en fait (rires)."
Est-ce encore plus difficile d'être sur le banc quand on peut se vanter d'un tel bilan ?
"Ce n'est pas toujours drôle d'être sur le banc, c'est clair. Je ne suis pas toujours heureux mais j'essaie en tout cas de toujours rester positif. Je crois qu'on finit toujours par être récompensé au final."
C'est une réaction assez rare dans le football moderne où chaque joueur pense d'abord à lui. C'est un cadeau du ciel pour John van den Brom d'avoir un remplaçant aussi positif.
"Je ne dirais pas ça de cette manière. J'essaie juste de trouver le bon équilibre entre égoïsme et sens collectif. L'essentiel, c'est l'équipe mais il est clair que je pense aussi à ma situation personnelle."
Herman Van Holsbeeck exclut votre départ en janvier. Pas trop déçu ?
"Non, je le comprends."
Quand Mbokani sera de retour et Kleber prêt à jouer, vous risquez pourtant de ne plus être que le troisième choix.
"Le coach a aussi joué quelques fois avec deux attaquants et cela s'est bien passé. Même si, je l'avoue, nous marquons plus facilement quand il n'y a qu'une seule pointe."
Il vous reste un an et demi de contrat. C'est souvent un moment-clef. Avez-vous déjà entendu quelque chose de la part de la direction ?
"Non, rien du tout. Je ne me tracasse pas trop avec ça."
Ne manquez-vous pas d'ambition ?
"Non, il ne faut pas interpréter ça de cette manière. Comme tous les autres joueurs du Sporting, je rêve d'aller plus haut un jour. L'étranger a quelque chose de tentant mais je ne voudrais pas aller n'importe où juste pour dire de partir."
Que voulez-vous dire ?
"Si je pars à l'étranger, je chercherai un endroit où je pourrai vivre une belle expérience qui ne se limite pas au football. Pour être clair, j'accepterais d'aller à Saint-Pétersbourg, une grande et belle ville, mais pas à Grozny."
© La Dernière Heure 2013
