Safari: "Maintenant coach, repartons de zéro"

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Safari: "Maintenant coach, repartons de zéro"
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Behrang Safari sait aujourd'hui ce qu'il doit à John van den Brom. L'esprit d'équipe vient de lui

ANDERLECHT Il y a deux mois à peine, sa tombe semblait déjà creusée. Chacun pensait alors Behrang Safari condamné à quitter Anderlecht sur la pointe des pieds. Baladé entre le banc et la tribune, le Suédois avait même aggravé son cas au détour d'une interview déformée où John van den Brom était ouvertement visé : "C'était une période difficile. Je ne comprenais pas pourquoi je ne jouais pas. J'en ai parlé à un média suédois mais tout cela a été mal interprété. En revenant à Anderlecht, j'ai été trouvé le coach pour en discuter. Je lui ai dit : repartons de zéro, s'il vous plaît. C'était une excellente discussion."

Lentement mais sûrement, Behrang Safari sera ensuite revenu en grâce jusqu'à apparaître indéboulonnable aujourd'hui.

Berhang, pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps ?

"Je vis sans doute ma meilleure période à Anderlecht, mais je dois continuer. Vous savez, à Bâle, il m'avait fallu un an et demi pour m'adapter à mon nouvel environnement. Je pensais qu'avec le poids des années, cela irait plus vite ici. Mais j'avais besoin de me sentir en confiance."

D'où vient cette confiance ? Du coach mental de Roger Federer que vous continuez à fréquenter ?

"Chris Marcolli a beaucoup compté ! On est toujours en contact et durant la période noire que j'ai traversée, le téléphone et les SMS ont souvent été utilisés. (sourire) Il répète des petites choses qui m'ont beaucoup aidé. C'est devenu un ami."

Vous parlez aussi souvent de votre famille.

"Quand je retrouvais ma femme et mes jumeaux d'un an et demi à la maison, c'était impossible d'être de mauvaise humeur. Je laissais tous mes problèmes derrière moi. Mais lorsqu'on gagne, je ne suis jamais euphorique non plus, vous savez. Mes enfants m'ont transformé. Je sais aujourd'hui que le football n'est pas le plus important."

Mais on a l'impression qu'avec Jovanovic, vous avez gagné un ami pour la vie.

"C'est un homme fantastique. On a beaucoup de respect l'un pour l'autre. Il peut crier sur moi, mais j'ai aussi le droit de l'engueuler. (sourire) Il m'arrive d'être fâché, mais cela ne dure que deux secondes et puis on se réconcilie. C'est un grand monsieur. On a appris à se connaître et à se trouver. Et l'on joue bien mieux ensemble que la saison passée."

Mais vous avez fait une victime, Behrang : vous avez privé Olivier Deschacht de son 300e match en division 1 !

"Je suis venu à Anderlecht pour jouer ! Et je sais bien qu'Oli pense la même chose que moi, mais que voulez-vous que j'y fasse ? Son 300e match, il finira bien par le jouer. J'ai l'impression que je peux apporter un plus à cette équipe. Et la concurrence me rend meilleur."

John van den Brom vous a aussi rendu meilleur en poussant à jouer plus haut. Pourquoi ne marquez-vous jamais ?

"On doit beaucoup à l'entraîneur. Il a réussi à faire de nous un groupe. L'an passé, c'était plus compliqué parce qu'on ne se connaissait pas. Le coach m'autorise à jouer plus offensivement, mais il me dit de choisir mes moments. Je ne dois pas me sentir obligé de monter."

Et ce but alors ?

"Mais j'ai déjà marqué contre Malaga ! J'en ai parlé avec l'arbitre. Je ne comprends toujours pas pourquoi il l'a annulé. Mais croyez-moi : plus tard, je dirai à mes petits-enfants que j'ai marqué un but en Ligue des Champions ! (sourire) Je sais que je ne serai jamais un buteur, mais je veux juste gagner des matches. Peu importe qui de Mbokani ou de Proto aura alors marqué."



© La Dernière Heure 2012


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