Poco à Hanovre, de quoi ravir Wilmots !

N. Ch.
Poco à Hanovre, de quoi ravir Wilmots !
©BELGA

Le transfert du Diable en Bundesliga est sans aucun doute une bonne chose pour l'équipe nationale

LIEGE Qu'avait-il à perdre ? Troisième choix, voire quatrième ou cinquième, de Wilmots au poste d'arrière gauche, Sébastien Pocognoli n'était même plus titulaire au Standard. Pourtant, le Sérésien n'a (presque) jamais déçu les Rouches !

Et pour cause, Poco est de ceux qui mouillent le maillot en toutes circonstances. En voilà bien un qui avait la "mentalité Standard". Manque de chance, il s'est trouvé en concurrence avec l'autre incontournable du noyau, Van Damme, quand celui-ci a été repositionné au back gauche. A 25 ans, le risque eut été de rester en Bord de Meuse et d'y perdre six mois, pas de rester plus longtemps sous la liquette rouche.

Car s'il se refuse généralement d'en parler, l'équipe nationale ne peut que trotter dans la tête d'un joueur qui a autant de "partisans" au moment d'évoquer les solutions dont dispose Wilmots au back gauche. Et si le sélectionneur a si souvent répété qu'il était important de faire ses preuves en club (idéalement dans un bon championnat) et en coupe d'Europe avant de briguer une place de titulaire chez les Diables, force est de constater qu'il a été entendu par Pocognoli.

On sait que Wilmots apprécie la Bundesliga. Si le néo-numéro 18 d'Hanovre parvient à prester à un bon niveau dans cette compétition, il aura vite fait de dépasser De Bock et Van Damme (était-il vraiment derrière eux ?) dans la hiérarchie des backs gauches nationaux. Mieux, il pourrait venir titiller dans quelques mois le numéro 2 Vermaelen (qui est trop précieux dans la charnière d'Arsenal et dans celle des Diables pour en être délogé) et, peut-être, le numéro 1 : Vertonghen. D'autant plus que ce dernier est relégué sur le banc de Tottenham depuis quelques matches. Pis, Benoît Assou-Ekotto, de retour de blessure, a remplacé Kyle Naughton en cours de match face à ManU, laissant le grand Jan sur le banc. Notre compatriote semble être subitement devenu le n°3 de Villas-Boas au poste d'arrière gauche (il a toutefois récemment effectué l'une ou l'autre pige en défense centrale).

Rausch et Pander attendent Poco de pied ferme

On ne peut, dès lors, que se réjouir du passage de Pocognoli en Bundesliga. Mais attention, notre compatriote est encore loin de s'être fait une place au soleil outre-Rhin. D'ailleurs, il n'est pas certain que Christian Pander et Konstantin Rausch voient d'un bon œil son arrivée à Hanovre. Les deux hommes se répartissent depuis le début de saison les piges au back gauche. Rausch semble avoir la préférence du coach Mirko Slomka. Mais il arrive que celui qui a coaché Schalke 04 (tiens tiens, un point commun avec Willy) place le joueur de 22 ans un cran plus haut, l'associant alors à Christian Pander. Ce dernier, pur arrière gauche de 29 ans, a notamment connu l'équipe nationale d'Allemagne, en 2007.

Toutefois, Poco, dont le prix est évalué autour des trois millions d'euros, a sans doute obligé les dirigeants d'Hanovre à délier les cordons de la bourse (à moins qu'il ait été bradé, lui aussi). On compte donc sans doute sur lui en Basse-Saxe et il serait étonnant qu'il ne reçoive pas sa chance.

Mais il s'agira de se battre et de hausser son niveau de jeu, les Robben, Gotze, Reus et autres Affelay ou Schürrle n'étant pas, avec tout le respect qu'on a pour eux, des Jovanovic, Lestienne ou Buffel. Néanmoins, le Mondial 2014 passe par là, et on ne doute pas que l'homme aux trois trophées (un titre et une Supercoupe aux Pays-Bas et la Coupe de Belgique) se donnera à 200% pour offrir du répondant à toutes ces stars.

Bon vent, Poco !

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