Berthelin: "J'ai d'autres propositions"
- Publié le 12-01-2013 à 09h31

Cédric Berthelin veut continuer à jouer la saison prochaine, si possible à Mons
ESTEPONA La météo est toujours aussi clémente sur la Costa del Sol, où les Dragons ont entamé, dans la sérénité la plus complète, la dernière ligne droite de leur stage. "Cela bosse fort" , signale Cédric Berthelin, qui sue à grosses gouttes sous la coupe de Francky Vandendriessche. "Cela faisait longtemps que nous n'avions plus eu à digérer une telle charge de travail. Ce vendredi matin, lors du jogging matinal, j'étais au bord du vomissement. Mais les conditions sont optimales, tant en ce qui concerne la météo que les installations, luxueuses. Ce genre de stage permet de sortir de la routine, de jouer aux cartes le soir (rires) ou d'initier les nouveaux à la chanson. Barmaki a entonné Sexion d'Assaut, Louagé 'Le petit bonhomme en mousse' (rires)."
Cédric, vous vous trouvez à une période-charnière puisque vous serez en fin de contrat en juin. Tracassé ?
"Pas le moins du monde. J'ai décidé que, quoi qu'il arrive, je continuerai à jouer. J'ai eu une discussion avec Dimitri Mbuyu à son arrivée en Espagne. Il voulait connaître mes intentions et être certain que je ne me laisserai plus aller comme j'ai pu le faire suite à mon non-transfert à Courtrai. Notre directeur sportif doit maintenant en discuter avec le staff. On verra..."
D'autres possibilités ?
"Des clubs se sont manifestés, tant en D1 qu'en D2. J'accorde en tout cas ma priorité à Mons. Le flou est total en ce qui concerne les gardiens. On ne sait pas si Werner va vouloir rester et tant Saussez que moi-même arrivons en fin de contrat. Ce serait bien que la situation se décante d'ici la fin du mois. Je ne veux pas attendre le mois de mars."
Alors qu'il ne vous reste que quelques saisons devant vous, demanderez-vous des garanties ?
"Les clubs de D2 intéressés me veulent pour jouer. En D1, par contre, on ne sait jamais à quoi s'en tenir. J'ai beau m'appeler Berthelin, même Mons ne pourra rien me garantir. Si j'avais voulu une garantie, j'aurais approfondi une piste en Ligue 2 qui s'est ouverte au moment où j'étais sur le banc. Mais je l'ai refermée dès que j'ai récupéré ma place car j'aime l'Albert par-dessus tout."
Quid, dès lors, si vous deviez le quitter en juin ?
"Je suis resté en contact avec beaucoup d'anciens et la plupart d'entre eux regrettent leur période à Mons. On ne se rend pas toujours compte de la chance qu'on a d'être dans ce club et cela me ferait mal de partir. Mais c'est la vie."
Votre volonté de rester joueur veut-elle dire que vous mettez le coaching entre parenthèses ?
"C'est toujours ce que je veux faire à l'avenir. D'ailleurs, je débuterai les cours spécifiques en février. Je ne me focalise simplement plus sur la saison prochaine. Pourquoi arrêter alors que les jambes suivent ? Je n'ai raté pratiquement aucun entraînement depuis deux ans..."
© La Dernière Heure 2013
