Nyoni: "Je ne suis pas le clone de Zola"
- Publié le 09-01-2013 à 07h36

Prince Nyoni, qui demeurera un citoyen brugeois, ne s'attendait pas à être transféré
ESTEPONA Contrairement au Beerschot, son ancien club, qui transfère à tour de bras, Mons analyse en profondeur les occasions qui se présentent à lui. À Estepona, Prince Nyoni est donc pour l'instant le seul nouveau de la bande à Scifo. Un nouveau qui, d'après les dires, s'est fondu sans aucun problème dans l'effectif hennuyer.
Hier, le néo-Dragon nous l'a confié : il ne s'attendait absolument pas à être transféré durant cet hiver. Or, au retour de son dernier séjour en équipe nationale, lors duquel il a vécu une grande désillusion puisque son Zimbabwe, vainqueur de l'Angola 3-1 à l'aller, s'est incliné 2-0 dans ce qui sera sans doute le prochain port d'attache de Matumona Zola, le médian a appris l'intérêt de Mons. "J'avais mon visa pour accompagner le Beerschot en Turquie, mais mon agent, Jacques Lichtenstein, m'a fait part d'une offre de l'Albert. Mons me voulait surtout pour la saison prochaine, mais je suis venu pour jouer d'emblée. Et autant le préciser : je ne suis pas le clone de Zola."
À l'image du Beerschot, Nyoni ne réalise pas la saison de sa carrière. Un échec qu'il n'explique pas. Ou, du moins, très difficilement. "Cela peut paraître bateau, mais mon ancienne équipe dispose de beaucoup de qualités. Individuellement, le Beerschot vaut le Top 6 et c'est pourquoi il va se sauver. Mais c'est une toute nouvelle équipe et malgré un bon départ, nous n'avons pas su trouver la bonne carburation."
Ce n'est plus le problème du Zimbabwéen de 28 ans, qui se dit être heureux d'être à Mons. "Scifo m'a demandé d'aller vers mes équipiers afin d'accélérer mon intégration. Bien que je demeurerai à Bruges, où j'ai rencontré ma copine, je compte réapprendre le français, que j'avais découvert lors de mon séjour en France."
La Belgique ne fut pas la première terre d'accueil de notre interlocuteur. Par l'intermédiaire de son ami Benjani, ancien attaquant de l'AJA, Nyoni reçut, très jeune, l'occasion de réaliser un test à Auxerre qu'il réussit. Transféré à Blackburn sans n'avoir jamais joué en France, il avait finalement atterri au Cercle via le partenariat existant à l'époque entre les deux clubs.
Autre anecdote : le père de Vuzumuzi a été footballeur professionnel dans son pays. Un sport dans lequel notre homme a baigné dès son plus jeune âge : "Enfant, je recevais de l'argent de ma mère afin d'aller acheter du pain. Je le dépensais généralement dans des parties de foot, que je remportais toujours. J'ai toujours ramené le pain demandé par ma mère mais, parfois, ce fut avec quelques heures de retard." (rires)
© La Dernière Heure 2013
