"Si tu fais ça, je t'encastre dans le sol !"

Un récidiviste est accusé d'avoir battu et menacé de mort son ex-épouse.

B. D.
"Si tu fais ça, je t'encastre dans le sol !"
©Photonews

Un récidiviste est accusé d'avoir battu et menacé de mort son ex-épouse. Le tribunal rendra son jugement le 21 mai à l'encontre d'un Tournaisien déjà condamné en 2000 pour des faits de coups et blessures. À l'époque, P. D., 40 ans, n'avait pas respecté les conditions assortissant sa peine carcérale et avait vu son sursis probatoire révoqué. Quinze ans plus tard, c'est à nouveau du chef de cette prévention mais aussi de menaces de mort que ce père de famille doit se défendre devant la juridiction correctionnelle.

À l'issue d'une relation chaotique, le prévenu s'est officiellement séparé, en 2012, de celle dont il était tombé amoureux sur les bancs de l'école à l'âge de 17 ans et qui lui a donné deux enfants. À la barre, P. D. doit aujourd'hui répondre aux graves accusations de son ex-épouse qui affirme avoir été battue à de nombreuses reprises.

Dans le dossier répressif, la plaignante évoque plusieurs scènes de violences conjugales avec lésions corporelles dont une survenue le soir d'un réveillon de l'An Neuf. Son mari l'aurait saisie à la gorge et tirée par les cheveux en présence d'au moins deux témoins.

"Ma cliente a attendu plusieurs années avant de déposer plainte car elle avait peur de lui. Monsieur la frappait régulièrement en présence des enfants. Un jour, elle a dû simuler un évanouissement pour qu'il cesse de la brutaliser", indique l'avocate de la partie civile qui réclame un dommage de 2000 €.

Cette dernière fait état d'hématomes, d'œdème à un œil et de fêlure du coccyx. "Si tu fais ça, je t'encastre dans le sol", lui aurait un jour lancé P. D. lors de la 3e mi-temps d'un match de foot.

"La victime avait souvent des yeux au beurre noir. Par crainte de représailles, elle inventait à ceux qui lui posaient des questions qu'elle s'était prise une porte ou qu'elle avait chuté", commente la porte-parole du parquet.

Tout en insistant sur le fait que le prévenu assurait seul les charges du ménage et que les difficultés financières n'ont fait qu'envenimer les choses, la défense s'étonne que la partie adverse ait attendu trois ans après la séparation pour saisir la justice. L'avocate du prévenu plaide son acquittement. Le jugement sera rendu le 21 mai.

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