Leuze-en-Hainaut: le maïeur crie à la trahison

Christian Brotcorne accuse le MR de bafouer la démocratie pour assouvir la soif de pouvoir du premier échevin.

Bruno Deheneffe
LE BOURGMESTRE DE LEUZE ACCUSE SON 1ER ECHEVIN DE TRAHISON!
©BRUNO DEHENEFFE

Christian Brotcorne accuse le MR de bafouer la démocratie pour assouvir la soif de pouvoir du premier échevin. Alors que l'USC vient d'octroyer son feu vert au PS pour entamer des négociations avec le MR en vue de former une nouvelle majorité à Leuze, on attendait la réplique du groupe CDH/Idées et de son bourgmestre.

C'est la 1re fois depuis le début de la crise politique mettant en péril son mayorat et le maintien de sa formation à la tête de la cité bonnetière que Christian Brotcorne s'exprime publiquement.

Plus que jamais sur un siège éjectable, ce dernier a choisi de réunir la presse à son domicile, hier après-midi, entouré de ses fidèles échevins, pour évoquer ce qu'il qualifie de "hold-up démocratique".

Le premier citoyen leuzois a dressé un portrait peu flatteur de son bras-droit, Hervé Cornillie (MR), qu'il accuse de haute trahison et avec lequel les liens sont définitivement rompus.

"Le MR vient de bafouer la démocratie et le choix des électeurs pour assouvir les ambitions d'une seule personne. Le PS cautionne ces agissements en faisant croire que les négociations vont commencer alors qu'elles sont déjà conclues. Les postes sont distribués et la date du conseil communal qui destituera le groupe Idées est déjà fixée", s'indigne Christian Brotcorne.

"J'ai beau chercher une raison objective et une cohérence dans le choix des libéraux de casser le pacte de majorité, je n'en vois aucune, si ce n'est la volonté de satisfaire l'ego de quelques-uns."

Le maïeur en sursis ajoute que les reproches d'immobilisme et de promesses non tenues brandis par le MR ne sont qu'un prétexte pour sceller une alliance avec son ancien partenaire sans attendre le retour aux urnes.

Et Christian Brotcorne d'énumérer la liste des précieux subsides que son parti a pu obtenir récemment au forceps, notamment en faveur du site Motte et de l'école de Vieux-Leuze. Avant d'adresser une dernière pique à ceux qui ont juré sa perte.

"Le PS argue qu'il va sauver l'emploi des femmes de ménage. L'externalisation de leur travail est pourtant une proposition et une volonté du MR sous l'impulsion de son Premier échevin, tout comme la tonte des pelouses et la confection des repas par le CPAS." Bruno Deheneffe

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