Une seule gélule lui a été fatale !

Une femme comparaissait pour avoir vendu une gélule de méthadone qui aura causé la mort de son acheteur.

M. Del.
bb_001_50719614 (13419/BB_001_50719614), Tablette, (© INSADCO / Bilderbox) Credit: McPhoto/face to face Reporters / Face to Face
bb_001_50719614 (13419/BB_001_50719614), Tablette, ( INSADCO / Bilderbox) Credit: McPhoto/face to face Reporters / Face to Face ©Reporters / Face to Face

Une femme comparaissait pour avoir vendu une gélule de méthadone qui aura causé la mort de son acheteur. "C'est une erreur de ma part. Je m'excuse même si cela ne le fera pas revenir." Tels étaient les mots de Magdalena M., âgée de 30 ans, à la barre du tribunal correctionnel de Tournai. Il lui était reproché d'avoir revendu une gélule de méthadone à un jeune homme qu'elle connaissait et qui est décédé après l'avoir avalé. "Il est arrivé chez moi et il m'a dit qu'il n'était pas bien. Comme je savais qu'il consommait de la drogue, je lui ai revendu une gélule."

Le problème est que la gélule contenait un taux très important de méthadone, surtout pour une personne qui n'est pas concerné par le traitement. Cette seule et unique dose lui a donc été fatale. Me Taeke se constituait partie civile et réclamait la somme de 7.500 € pour la mère de la victime ainsi que 2.500 € pour son frère et le même montant pour la sœur.

Le représentant du ministère public se voulait sévère avec ces faits qui ont conduit à la mort d'un homme. "Plusieurs éléments ont révélé la présence supérieure au taux admissible de méthadone. Le décès est donc directement lié. Ce qui est inquiétant, c'est qu'une autre instruction est actuellement ouverte pour des faits du même type. J'ai donc du mal à croire les excuses de la prévenue vu qu'elle a recommencé en connaissant les risques."

Une peine de trois ans d'emprisonnement était requise par le ministère public, qui ajoutait que la peine pourrait éventuellement être assortie d'un sursis partiel.

De son côté, Me Herpoel, le conseil de Magdalena M., estimait qu'une peine de prison ne pourrait pas être bénéfique pour sa cliente. "Le milieu social extrêmement défavorisé n'a pas été bénéfique dans cette histoire pour ma cliente. Elle n'a jamais souhaité la mort de cette personne qu'elle connaissait. Elle n'a pas pris conscience de la gravité des faits, c'est seulement quand la police est venue chez elle l'avertir du décès de la victime qu'elle a réalisé. Je crois qu'une peine de travail pourrait lui être bénéfique. La prison ou un sursis ne l'aiderait pas pour sa vie future."

Le jugement sera prononcé le 26 mai.

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