En immersion dès la naissance à Ramegnies-Chin
La maison d'enfants Chez Piet Konijn accueille dorénavant les enfants en deux langues : en français et en néerlandais. Un premier contact avec la langue de Vondel.
- Publié le 23-04-2015 à 19h03
- Mis à jour le 23-04-2015 à 19h08

La maison d'enfants Chez Piet Konijn accueille dorénavant les enfants en deux langues : en français et en néerlandais. Un premier contact avec la langue de Vondel. Au n°35 de la rue de Froyennes, à Ramegnies-Chin, une inscription en néerlandais est indiquée sur la porte latérale : Chez Piet Konijn. Piet, c'est le nom du lapin de la maison d'enfants tenue par Carine Labie et Nathalie Vanhoutte.
Pendant que Nathalie s'occupe de Roxane et va mettre Bart au lit, Carine chante Een twee drie vier, hoedje van papier avec la plus grande, Kéziah.
Carine et Nathalie ont décidé d'ouvrir une maison d'enfants en immersion. Nathalie parle français, Carine néerlandais. Toutes les activités seront bilingues.
"Je suis professeur de néerlandais et d'anglais à la Sainte-Union de Kain, je suis enseignante depuis 28 ans, mais à vrai dire, je commençais à saturer et je ne voulais pas terminer déprimée", explique Carine, originaire de Mouscron et dont les parents étaient néerlandophones. "Je souhaitais m'occuper d'enfants plus petits et leur apprendre, pourquoi pas, le néerlandais."
C'est ainsi qu'est né le projet de la maison d'enfants Chez Piet Konijn, qui peut accueillir jusqu'à dix bambins de 0 à 6 ans, et qui propose un accueil bilingue, en français et en néerlandais.
Carine a alors construit une nouvelle aile derrière sa maison, uniquement dédiée aux enfants, avec un espace d'accueil, du matériel divers pour langer ou soigner les enfants, des jeux, une bibliothèque… Les lits se trouvent à l'étage et dehors, se trouvent un jardin et un potager.
L'enseignante a suivi une formation et elle s'est associée avec une amie, Nathalie, diplômée et active dans le métier depuis 2009 déjà.
"De plus en plus d'enfants vont dans les écoles maternelles et primaires en immersion", relève encore Carine. "Je me suis alors dit que si on leur apprenait plus tôt le néerlandais, cela allait être encore plus facile pour eux plus tard dans l'apprentissage du néerlandais. Les enfants, ce sont comme des éponges. Ils acceptent ce qu'on leur apprend sans avoir peur. Ils emmagasinent beaucoup. Et même s'ils ne vont pas en immersion en maternelle et en primaire, il restera toujours quelque chose."