Les entrepreneurs bruxellois disent "non" au péage urbain sans accord avec la Flandre et la Wallonie
- Publié le 14-01-2021 à 11h37
Avec 45,45%, la mobilité reste la préoccupation numéro 1 des entrepreneurs, selon le baromètre politique bisannuel de Beci . C'est la première fois depuis la création du Baromètre politique en 2000 que le score passe en dessous de 50%. C'est un constat sans précédent dans le domaine de la mobilité. Depuis 2013, l'importance de la mobilité a augmenté de manière continue pour atteindre près de 80% en 2019. Cette baisse cette année s'explique par le confinement et le télétravail de longue durée qui est encore la norme aujourd'hui, analyse le Beci.
En revanche le baromètre met en évidence, l'opinion des entrepreneurs par rapport à Smartmove. 74% des entreprises sondées répondent "non" à la question "Le gouvernement bruxellois devrait-il également instaurer le péage urbain/la taxe kilométrique s'il n'y a pas d'accord avec la Flandre et la Wallonie ?". Seuls 18% répondent "oui".
"L'impression existe que la taxe kilométrique est de facto un impôt sur le travail, ce qui pourrait être un désavantage concurrentiel pour Bruxelles", explique Ischa Lambrechts, Conseiller Mobilité de Beci.
23% des entreprises interrogées ont déjà indiqué avoir des difficultés à garder leurs collaborateurs et 22% ont indiqué avoir des difficultés à trouver des candidats disposés à venir travailler à Bruxelles.
"Si SmartMove continue d'être vécu comme un impôt pour venir travailler à Bruxelles, ces chiffres sont susceptibles d'augmenter. Ce n'est pas à l'avantage de Bruxelles où 50% des emplois sont effectués par des navetteurs extérieurs à la Région. Jusqu'à présent, le gouvernement bruxellois n'a pas convaincu avec sa politique SmartMove", déplore Ischa Lambrechts.
