Didier Raoult fustige la façon dont a été gérée l'épidémie: "C'est ça qui fait qu'on a eu deux fois plus de morts"

Des erreurs ont été commises, estime Didier Raoult.

M.R.

Des erreurs ont été commises, estime Didier Raoult.

Le controversé patron de l'IHU Méditerranée n'est pas connu pour prendre des pincettes. Et il le prouve encore une fois dans un entretien avec le quotidien La Provence. Le médecin français, fervent partisan de l'utilisation de l'hydroxychloroquine dans le traitement des patients corona, y fait part de sa colère à l'encontre du conseil scientifique français. "En pratique, on n'a pas soigné les gens", lance l'homme qui sera entendu ce mercredi 23 juin par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de l'épidémie.  Selon Didier Raoult, de nombreux décès auraient pu être évités. Il pointe ainsi du doigt le fait qu'ait été conseillé aux patients ne présentant pas de complication respiratoire de rester chez eux. "Si on n'avait pas eu peur, on aurait eu deux fois moins de morts", estime-t-il.

Pour le microbiologiste né au Sénégal, ce n'est pas seulement l'hydroxychloroquine qui lui a permis de sauver de nombreux malades dans son hôpital, c'est également tout simplement la prise en charge qui a énormément joué. "Je suis convaincu que l'on a sauvé des gens pas seulement avec le traitement mais parce que l'on s'est occupé d'eux : on les a hospitalisés, oxygénés, on leur a donné des anticoagulants, c'est ce qui fait une grosse différence", continue M. Raoult dans le quotidien français.

Le conseil scientifique français aurait eu tort, selon les dires du patron de l'IHU Méditerranée, en faisant passer le message de l'essoufflement comme symptôme indiquant qu'il fallait se rendre à l'hôpital. De nombreux Français auraient donc préféré rester chez eux en ne pensant pas avoir développé une forme sévère du virus. "Au vu des scanners, on s'est rendu compte que faire passer le message de l'essoufflement était une erreur parce que des gens ont des lésions très graves aux poumons sans être essoufflés", regrette-t-il.

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